DANS LE SOUFFLE DE LA BALEINE

 

 Troisième volet  du cycle d’expositions du peintre Jacques Godin, faisant suite à sa participation en tant qu’ambassadeur du projet « Élémen’Terre » de Marie Tabarly.

 

Embarqué sur Pen Duick VI en août 1018 pour un voyage d’un mois dans le sud-ouest du Groenland, l’artiste n’en n’était pas à sa première expérience dans cette contrée du monde puisqu’il avait déjà parcouru en kayak la côte est au dessus du cercle polaire en 2002, dans le cadre de l’expédition Apsuma, sur les traces du grand écrivain danois Jørn Riel. Cette première exploration picturale fit l’objet d’une exposition importante à la galerie Axelle Fine Arts de New-York en 2003 en hommage à l’auteur des racontars arctiques. Les lumières et la configuration des paysages ne lui étaient donc pas inconnues.

Au retour de son deuxième voyage sur le bateau mythique d’Éric Tabarly surnommé «  Le black shark  », il réalisa une première série de 80 tableaux intitulée « Terres Inuites », présentée au Fort de Sainte-Marine pendant la saison estivale 2019. S’en suivit une deuxième exposition « Le silence des icebergs » à la galerie en Ré de Bois-Colombes en mars – avril 2019, malheureusement court-circuitée et arrêtée par l’arrivée de la pandémie du Covid 19 pendant laquelle l’artiste réalisa une trentaine de nouveaux tableaux. Ce sont ces œuvres récentes que la galerie Patricia Oranin a le plaisir d’exposer aujourd’hui.  De nombreuses gouaches et quelques acryliques sur papier ainsi que des huiles dont les sujets sont essentiellement constitués du bestiaire groenlandais et de paysages arctiques, sans oublier bien sûr le personnage principal de ce voyage « Le requin noir ». En ces temps troublés, c’est une grande respiration et un moment de quiétude que la beauté de ces paysages nous procure.

 

Face à l’immensité et cette impression étrange d’une nature éternelle et souveraine on ne peut s’empêcher de penser de s’interroger sur l’avenir de notre planète Terre. Saurons-nous protéger ce que nos ancêtres et la nature nous ont légué ? La réponse est peut-être dans le vent et dans le souffle de la baleine…