Jacques GODIN
Peintre - Graveur - Créateur de vitraux

APSUMA SUKANGA*
GREENLAND IS NOT FOR SALE !
Le Grøenland n’est pas à vendre ! », slogan écrit en anglais, cri lancé à la face du monde comme un avertissement par toute une population debout à Nuuk, la capitale de l’île la plus au Nord de la planète, depuis que Donald Trump a menacé de s’emparer de ce territoire et de ses innombrables ressources naturelles. Alors que sur le toit du monde règne un hiver polaire qui recouvre de blanc la nature majestueuse de l’Arctique, une lame de fond ne cesse d’ s’amplifier sous la calotte glacière, un grondement souterrain porté par le peuple inuit qui appelle à l’indépendance pour non seulement éviter la main mise et le contrôle des États-Unis, mais aussi se libérer du joug de la couronne danoise car malgré une certaine autonomie administrative, le Grøenland dépend toujours de Copenhague en ce qui concerne les questions régaliennes et stratégiques de la Défense.
L’exposition des tableaux de Jacques Godin est un hommage vibrant à cette terre extrême qu’il découvre pour la première fois en 2003, lors de l’expédition « Apsuma Sukanga », un raid d’un mois en kayak, au dessus du cercle polaire, sur la côte Est inhabitée, dans les traces du grand explorateur danois, l’écrivain Jørn Riel. Il récidivera en août 2018 en embarquant sur Pen Duick VI, à l’invitation de Marie Tabarly, pour une pérégrination dans les villages Inuit du sud-ouest.
Ces deux voyages donneront naissance à de nombreuses œuvres présentées à l’occasion d’expositions en France et aux Etats-Unis à la galerie Axelle Fine Arts de New-York. L’exposition de la galerie Patricia Oranin constituée d’une quarantaine de tableaux, essentiellement des huiles sur toile, des dessins et des gouaches sur papier, dont une vingtaine d’inédits, s’inscrit dans le questionnement sur cette actualité inquiétante du moment concernant l’avenir de cette région du monde et de ses habitants. En écartant toute idée d’une peinture revendicative, l’engagement du peintre se situe ailleurs, dans une vision qui invite à la contemplation et à la vision de la beauté d’un monde, d’une nature, d’une culture et d’une civilisation à protéger contre les atteintes velléitaires impérialistes et colonialistes d’où qu’ils viennent.
« L’avenir est sombre ; mais rien n’est perdu. Le pôle géographique reste sacré. Et si les explorateurs sont devenus maîtres de la résistance des glaces, aujourd’hui est opposée à l’Occident la résistance des hommes libres » Jean Malaurie (« Oser, résister » CNRS Éditions)
* Dans la mythologie Inuit le monde est porté par quatre piliers et la voûte céleste par quatre autres, Apsuma Sukanga est le pilier nord.
Exposition « Apsuma Sukanga / Greenland is not for sale ! »
Galerie Patricia Oranin
6 bis rue Carnot
29120 Pont-l’Abbé
Tél : 06-07-13-75-20
Email : galerie-patricia.oranin@orange.fr
Site web : www.galerie-patricia-oranin.com

Tu es belle, mon aimée,
Et douce, et gracieuse ;
Tes yeux sont ceux des colombes,
Terrible comme une armée rangée en bataille.
Le Cantique des Cantiques (Ch. 06 V. 03)
SOUS LE MANTEAU DU CIEL
Le projet « Sous le manteau du ciel » vise à explorer le dialogue entre la peinture et la musique baroque, à travers la collaboration du peintre Jacques Godin et de l'ensemble vocal Talea. Le dispositif scénique inclut un polyptique inspiré de retables, constitué de sept panneaux, représentant la Vierge Marie dans un contexte traditionnel symbolisant la Croix du Christ. Ce polyptique fait référence au thème iconographique de « La Vierge au manteau », une représentation rare durant la période baroque, en contraste avec l'approche plus réaliste adoptée par des artistes comme le Caravage. La métaphore de la Vierge au manteau évoque non seulement une protection spirituelle mais aussi le rideau de scène du concert, tandis que la couleur bleue renvoie au ciel et à la présence du Saint Esprit.
Les deux bannières présentées lors des concerts illustrent respectivement le « Magnificat » et le « Cantique des cantiques ». La première, inspirée de l'œuvre de Philippe de Champaigne, représente la visitation de Marie à Élisabeth, soulignant les paroles de la Vierge. La seconde, abordant l’amour divin, valorise le lien entre Dieu et son peuple, et un extrait musical du Cantique célèbre l’union de l’âme et du corps à travers l’amour. Un tondo morcelé façon vitrail représentant une « Vierge à l’enfant » et trois petits tableaux liés aux « Vêpres de Claudio Monteverdi » complètent cet ensemble visuel.
Cette initiative ne cherche pas à reproduire des œuvres religieuses de manière servile; elle vise plutôt à apporter une relecture contemporaine tout en s’inspirant des grands artistes de l'Art Sacré. À l'instar de Monteverdi qui mêlait styles anciens et nouveaux, le projet de Talea et Godin ambitionne de créer un lien fort entre peinture et musique, tout en préservant leur essence propre, en offrant une expérience immersive et significative au public. L'ensemble vocal Talea dirigé par Pierre Emmanuel Clair est enrichi par la présence régulière de musiciens et se consacre à la redécouverte de la musique baroque ainsi qu'à l'inclusion d'œuvres contemporaines.